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Pietro
Longhi, "La Bottega dello Speziale", Venezia, XVIIIeS. |
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Venise
et les épices |
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La république
de Venise fut toujours largement ouverte aux étrangers susceptibles
d'apporter argent et prospérité à la ville . Durant plusieurs siècles,
Venise accueillit des commerçants-arméniens, slaves,grecs, syriens,
entre autres, venus dans la cité pour acheter et vendre diverses denrées. |
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Vue
des douanes à Venise **
Codex
Maggi (Voyage de Charles Magius), 1578.

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Tous
ces négociants venus d'Extrême- Orient - de même que tous les étrangers
de passages à Venise, contribuèrent à façonner l'art culinaire
local. |

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La raccolta del pepe
in un' immmagine del Quatrocento.Il prezzo di questa spezia,il cui
commercio era stato a lungo materia di compromesso tra i Veneziani e i
sultani che importavano dall' India, subi un forte rialzo sul finire del
secolo, in concomitanza con la guerra tra i Turchi e la Republica.
(Atlante della storia:
I Dogi di Venezia. A cura di Antonella Grignola. )
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Marco POLO ( 1254 -
1324 )

Fils d'un marchand vénitien, Marco Polo part en 1271 en Orient en suivant
son frère et son père à la recherche de trésors , ils reviendront
vingt-cinq ans plus tard. Marco rédigea, en français, son livre durant
les guerres opposant Venise à Gènes (1298). Ici sont reportées en français
moderne les parties du texte concernant les épices…
Toil'd'épices
- Histoire des épices - Marco POLO - Le devisement du monde
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"Venise
qui avait une prédilection pour les denrées de luxe, peu volumineuses
lesquelles, du fait de leur rareté, permettaient des gains importants.
Venise avait dans les ports d’Alexandrie et de Tyr des « fondouks »
- quartiers réservés aux marchands étrangers tenus de payer des droits
de douane et des bakchichs pour faire rentrer les marchandises achetées.
A Alexandrie, Venise achetait les épices et, à Tyr, les produits
arrivant par les caravanes de la route de la soie ou des épices, les deux
transportant indifféremment ces marchandises. A Tyr, les vénitiens
chargeaient surtout des épices : rhubarbe, musc du Tibet, poivre,
cannelle, noix de muscade, clous de girofle, camphre, aloès, encens,
dattes de Libye, santal, gomme, baume…
Les commerçants vénitiens et génois étaient les intermédiaires des
Arabes auprès des villes du nord de l’Europe, en particulier les villes
hanséatiques. Comme nous l’apprenons par le récit d’un marchand juif
d’Ancône commerçant avec la Chine quelques années avant Marco Polo. Récit
très intéressant puisqu’il concerne le monde du réseau marchand juif
du Moyen Age : cet homme rapporte du poivre, du gingembre, de la
cannelle, de la muscade, des clous de girofle, du safran et de la rhubarbe
de Quanzhou. C’était le port le plus important pour le commerce avec
l’Extrême Orient. Il importait du poivre de l’Inde, de la girofle des
Moluques et de la cardamome du Cambodge. Le voyage aller durait huit mois
en profitant de la mousson et autant au retour.
Au XIIIème siècle, les échanges entre ces deux foyers de
l’économie européenne : Pays-Bas et Italie se faisaient par le
biais des foires de Champagne à mi-chemin des deux pays."
http://segolene.ampelogos.com/2005/10/

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Les
épices rompaient la monotonie des mets, en modifiaient l'aspect, en
corrigeaient la fadeur, accommodaient des viandes pas toujours fraîches,
étaient une manière de distinction sociale, voire une mode.

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Mais
leur fonction était aussi thérapeutique et, à la fin du Moyen Age,
elles étaient importées d'abord comme médicaments. Leur pouvoir de
digestibilité et leur qualité de dopants (avant le triomphe du sucre, du
café, du thé et du chocolat au XVIIIe s.) en faisaient
un élément nécessaire de la diététique et de l'hygiène alimentaire
au XVIIe s. |
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Très
demandés, les clous de girofle(aujourd'ui,
C'est
l'eugénol extrait des clous de girofle qui sert à faire de la
vanille de synthèse )., la noix de muscade et les piments étaient
importés pour conserver les aliments et confectionner des préparations médicinales |
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Marché du Rialto |
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Marie-Christine
VALERY
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Cannelle,
noix de muscade, safran, cardamome,curcuma, vanille, pavot...
qu'elles viennent des Indes, des Amériques ou de nos jardins méditerranéens,
les épices enrichissent toutes les cuisines du monde de saveurs
incomparables.
De
l'histoire des caravanes et des navires qui transportaient autrefois
ces trésors sur les routes des épices aux reportages sur leur récolte
et leur préparation, c'est tout un univers savoureusement coloré
qui se dévoile.
Un carnet d'adresses et des recettes complètent cet ouvrage.
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Depuis
des millénaires, les épices sont partout. Elles sont aujourd’hui
dans nos livres, dans nos cuisines et dans nos livres de cuisine.
Cet ouvrage prétend simplement retracer leur histoire, haute en
couleur, pleine de passionnantes aventures.
Chaque
épice a son histoire auréolée de légende et de mystère. Ce qui
n’empêche pas de diagnostiquer avec précision ses caractéristiques
botaniques, chimiques, pharmacologiques et naturellement culinaires.
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ISBN:
2213613338
Editions
Fayard
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**Codex
Maggi (Voyage de Charles Magius), 1578.
Manuscrit
à peinture.BnF, Estampes et Photographie (Rés. Ad 134 fol. 7)
Voyage
de Charles Magius), 1578.Secrétaire de la République sérénissime
de Venise, Charles Magius (mort en 1587) accomplit diverses missions
dans le bassin méditerranéen oriental dans les années précédant
la guerre contre l'Empire Ottoman. Ses tribulations sont relatées
dans un manuscrit daté de 1578 comprenant dix-huit pages de
peinture
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| Petite
visite :http://classes.bnf.fr/idrisi/ |
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